L’incendie tel que les satellites l’ont vu, passage après passage : les pixels chauds, le périmètre qu’ils dessinent et les moments où il a changé. Ce n’est pas un film continu : entre deux passages, le feu avance sans que personne ne le mesure. ← Grands incendies
Seule la première phase (12–22 juillet) : la reprise d’août est séparée par plus de 72 h sans foyers et forme un autre groupe.
La résolution temporelle dépend des satellites. VIIRS est embarqué sur trois satellites de la même orbite, qui passent au-dessus de la France la nuit (vers 1–3 h UTC) et à la mi-journée (12–14 h UTC) : environ deux fenêtres par jour. MODIS ajoute des passages le matin et l’après-midi, avec des pixels de 1 km. Entre deux passages il n’y a pas de données : un bond de 2 000 ha lors d’un passage nocturne peut s’être produit à n’importe quel moment des heures précédentes.
La résolution spatiale aussi. Un pixel VIIRS mesure environ 375 m de côté (14 ha), mais un pixel allumé ne signifie pas 14 ha en feu : un front de quelques mètres suffit s’il est très chaud. Le périmètre estimé est une approximation ; la surface réelle vient de Sentinel-2 ou d’EFFIS quand la fumée et les nuages le permettent.
Nuages et fumée cachent le feu. Un passage sans foyers ne veut pas dire que l’incendie s’est éteint. Les trous de plus de 18 heures sont signalés.
Pour les incendies historiques, on utilise l’archive standard de FIRMS, qui n’inclut pas le satellite NOAA-21 : ils comptent un peu moins de passages que les incendies actuels.
Foyers : NASA FIRMS (VIIRS S-NPP, NOAA-20, NOAA-21 et MODIS). Relief : Mapterhorn, avec le RGE ALTI et le LiDAR HD de l’IGN (Licence Ouverte 2.0). Natura 2000 : AEE. Les données de cette page sont dans le JSON qui l’accompagne, du même nom.