Synthèse

Zone humideDernière date valideEau (ha)NDCINDTIAlertes
Camargue2026-10-1224 8730.026-0.131aucune
Marais poitevin2026-09-192780.002-0.131aucune
Grande Brenne2026-10-061 6320.237-0.105aucune
Lac du Der-Chantecoq2026-10-162 664-0.038-0.361aucune
Lac de Grand-Lieu2026-07-093540.363-0.199aucune
La Dombes2026-09-259760.235-0.147aucune

Camargue (Provence-Alpes-Côte d'Azur · Natura 2000 FR9301592)

Delta du Rhône. Étangs saumâtres et marais gérés par des vannes ; rizières et la plus grande colonie de flamants de Méditerranée occidentale.

Dernière date valide2026-10-12
Eau24 873 ha66 % de la zone inondable
NDCI moyen0.026
NDTI moyen-0.131
Nuages sur le site0 %
Observations valides610sur 1046 dates
Aucune alerte : valeurs dans la plage de référence.

Séries d'eau, de NDCI et de NDTI de Camargue

Zone inondable de 37 840 ha sur les 77 072 ha du site Natura 2000, dont 19 742 ha en eau presque en permanence ; mesurée en cumulant 35 dates de mois humides.

Dernière image de Camargue : couleurs naturelles et eau détectée

Marais poitevin (Nouvelle-Aquitaine / Pays de la Loire · Natura 2000 FR5200659, FR5400446)

Marais drainé et compartimenté en canaux, le deuxième de France. Conflit ouvert autour des réserves d'irrigation et du niveau de la nappe.

Dernière date valide2026-09-19
Eau278 ha4 % de la zone inondable
NDCI moyen0.002
NDTI moyen-0.131
Nuages sur le site12 %
Observations valides140sur 664 dates
Aucune alerte : valeurs dans la plage de référence.

Séries d'eau, de NDCI et de NDTI de Marais poitevin

Zone inondable de 7 295 ha sur les 60 527 ha du site Natura 2000, dont 388 ha en eau presque en permanence ; mesurée en cumulant 16 dates de mois humides.

Dernière image de Marais poitevin : couleurs naturelles et eau détectée

Grande Brenne (Centre-Val de Loire · Natura 2000 FR2400534)

Près de 2 000 étangs piscicoles médiévaux. Ils sont vidangés par rotation : la surface en eau cumulée baisse donc par la gestion, et pas seulement par la sécheresse.

Dernière date valide2026-10-06
Eau1 632 ha24 % de la zone inondable
NDCI moyen0.237
NDTI moyen-0.105
Nuages sur le site0 %
Observations valides297sur 761 dates
Aucune alerte : valeurs dans la plage de référence.

Séries d'eau, de NDCI et de NDTI de Grande Brenne

Zone inondable de 6 719 ha sur les 57 957 ha du site Natura 2000, dont 1 529 ha en eau presque en permanence ; mesurée en cumulant 31 dates de mois humides.

Dernière image de Grande Brenne : couleurs naturelles et eau détectée

Lac du Der-Chantecoq (Grand Est · Natura 2000 FR2100334)

Réservoir écrêteur de la Marne : rempli en hiver, vidé en été pour soutenir l'étiage de la Seine. Principale halte de la grue cendrée en Europe de l'Ouest, l'autre bout de l'axe de Gallocanta.

Dernière date valide2026-10-16
Eau2 664 ha63 % de la zone inondable
NDCI moyen-0.038
NDTI moyen-0.361
Nuages sur le site2 %
Observations valides350sur 590 dates
Aucune alerte : valeurs dans la plage de référence.

Séries d'eau, de NDCI et de NDTI de Lac du Der-Chantecoq

Zone inondable de 4 229 ha sur les 6 127 ha du site Natura 2000, dont 3 840 ha en eau presque en permanence ; mesurée en cumulant 24 dates de mois humides.

Dernière image de Lac du Der-Chantecoq : couleurs naturelles et eau détectée

Lac de Grand-Lieu (Pays de la Loire · Natura 2000 FR5200625)

Lac naturel peu profond, presque sans cuvette : son étendue d'hiver triple celle d'été, et cette oscillation est son état normal.

Dernière date valide2026-07-09
Eau354 ha9 % de la zone inondable
NDCI moyen0.363
NDTI moyen-0.199
Nuages sur le site3 %
Observations valides254sur 723 dates
Aucune alerte : valeurs dans la plage de référence.

Séries d'eau, de NDCI et de NDTI de Lac de Grand-Lieu

Zone inondable de 4 119 ha sur les 6 299 ha du site Natura 2000, dont 1 976 ha en eau presque en permanence ; mesurée en cumulant 31 dates de mois humides.

La Dombes (Auvergne-Rhône-Alpes · Natura 2000 FR8201635)

Un millier d'étangs en rotation d'évolage et d'assec. Le polygone couvre toute une petite région, les étangs dispersés à l'intérieur : la zone inondable mesurée y est plus nécessaire que nulle part ailleurs.

Dernière date valide2026-09-25
Eau976 ha12 % de la zone inondable
NDCI moyen0.235
NDTI moyen-0.147
Nuages sur le site8 %
Observations valides17sur 56 dates
Aucune alerte : valeurs dans la plage de référence.

Séries d'eau, de NDCI et de NDTI de La Dombes

Zone inondable de 8 218 ha sur les 47 573 ha du site Natura 2000, dont 1 701 ha en eau presque en permanence ; mesurée en cumulant 18 dates de mois humides.

Dernière image de La Dombes : couleurs naturelles et eau détectée

Carte

Méthode de calcul

  1. Image. Tous les quelques jours, les images Sentinel-2 L2A sont téléchargées depuis le catalogue public Earth Search, découpées au polygone Natura 2000 de chaque zone humide et passées en mètres (EPSG:2154) avec un pixel de 20 m ; Camargue à 40 m. Pour les zones humides littorales, la bande marine est d'abord retirée avec le trait de côte d'OpenStreetMap.
  2. Dates valides. La date est écartée si plus de 20 % de la zone humide est sous les nuages, si les scènes en couvrent moins de 95 %, s'il y a de la brume ou si le spectre de l'eau trahit une correction atmosphérique ratée.
  3. Eau. Un pixel est de l'eau si son MNDWI dépasse le seuil calculé ce jour-là par la méthode d'Otsu (ou 0 si l'histogramme ne le permet pas). C'est de l'eau libre si en plus son NDVI est inférieur à 0,15, et de la végétation inondée sinon. En comptant les pixels, on obtient les hectares.
  4. Turbidité et chlorophylle. NDTI et NDCI sont moyennés sur l'eau libre seulement.
  5. Valeur actuelle. La médiane des dates valides des 20 derniers jours, s'il y en a au moins 2 ; sinon, la dernière.
  6. Comparaison historique. On compare aux dates des années précédentes situées à ±30 jours du même jour de l'année, depuis juillet 2017, avec au moins 5 observations de référence.
  7. Alerte. Assèchement si la surface passe sous le 10e centile de l'époque ; baisse brutale si elle tombe sous 70 % de la médiane des 45 jours précédents et si, en outre, la chute est plus forte que 90 % des chutes de l'époque ; eutrophisation si le pic de NDCI dépasse le 90e centile des pics de l'époque plus 0,02 ; turbidité si le NDTI dépasse son 90e centile.

Paramètres

ParamètreValeurUsage
Pixel de travail20 mCamargue à 40 m.
Nuages sur la zone humide≤ 20 %Au-delà, la date est écartée.
Couverture des scènes≥ 95 %En deçà, la date est écartée.
Bleu de nuage> 0,22Réflectance bleue à partir de laquelle un pixel est un nuage.
Bleu de brume> 0,12Bleu médian de la zone humide ; la date est écartée.
Infrarouge / vert sur l'eau> 1,1Correction atmosphérique ratée ; la date est écartée.
Otsu : pixels valides≥ 500Pour pouvoir calculer le seuil du jour.
Otsu : séparabilité≥ 0,6Sinon, il n'y a pas deux groupes à séparer.
Otsu : plage du seuil-0,35 à 0,35En dehors, on utilise le seuil de secours.
Seuil de secours du MNDWI0Quand l'une des trois conditions échoue.
NDVI de l'eau libre< 0,15Au-dessus, végétation inondée.
Valeur actuelle20 joursMédiane des dates valides.
Fenêtre saisonnière±30 joursLes années précédentes.
Référence minimale5 obs.Sans elles, pas d'alerte relative.
Assèchement10e centileDe la surface en eau à cette époque.
Baisse brutale< 70 %De la médiane des 45 jours précédents, et pire que 90 % des baisses de l'époque.
Eutrophisation90e centile + 0,02Du pic de NDCI ; élevée si elle dépasse aussi 0,2.
Turbidité90e centileDu NDTI à cette époque.

Validation

En attente. Il n'y a pas encore de confrontation avec des mesures de terrain : Hub'Eau publie le niveau des nappes et le débit des rivières sans clé, mais ce n'est pas encore branché. La seule vérification faite est un ordre de grandeur : la mer retirée, la Camargue mesure 20 538 ha d'eau le 2 septembre 2026, soit ce qu'additionnent le Vaccarès, les étangs inférieurs et les salins de Giraud.

En détail : Ce qui est mesuré, et avec quoi · Le seuil d'eau est calculé à chaque date · Quelles dates sont écartées, et pourquoi · À quoi la surface mesurée est comparée · Pourquoi la mer est découpée · Comment se décide une alerte · La confrontation avec des mesures de terrain · Ce que ce rapport ne peut pas dire · Glossaire des sigles

Ce qui est mesuré, et avec quoi

Tous les quelques jours, un satellite passe au-dessus de la zone humide et mesure la lumière que renvoie le sol dans plusieurs couleurs. L'eau a une signature très reconnaissable : elle réfléchit un peu dans le vert et absorbe presque tout l'infrarouge. En comparant ces deux bandes pixel par pixel, on sait quelle partie de la zone humide est en eau, et en comptant les pixels on obtient des hectares.

Chaque date valide donne trois mesures :

Tout est découpé avec le polygone officiel Natura 2000 de la zone humide, reprojeté en EPSG:2154 pour travailler en mètres, et échantillonné à 20 m de pixel ; Camargue à 40 m, car il faut quatre scènes par date sur un delta dont les étangs sont bien plus grands que le pixel : mesurée à la même date aux deux résolutions, la différence est de huit pour mille.

Le seuil d'eau est calculé à chaque date

La recette classique est « il y a de l'eau là où MNDWI > 0 ». Elle n'est pas utilisée ici, car elle mesurait systématiquement 15 % d'eau en moins que la propre classification de l'ESA. La raison est physique : sur une rive peu profonde et turbide, le fond se voit à travers l'eau, et l'indice reste sous zéro sans cesser d'être de l'eau. Un seuil fixe ne peut pas non plus valoir la même chose dans un étang salé à fond clair et dans un marais chargé de matière organique.

Le seuil est donc calculé à chaque date et pour chaque zone humide par la méthode d'Otsu sur l'histogramme du jour : on cherche la valeur qui sépare le mieux les deux populations — eau et non-eau — que contient l'image. Avec trois précautions, car une méthode automatique peut aussi se tromper :

Si l'une des trois conditions échoue, la date utilise le seuil de secours 0 plutôt qu'une valeur absurde.

Quelles dates sont écartées, et pourquoi

Sur les 3 840 dates téléchargées, seules 1 668 — soit 43 % — arrivent dans le rapport. Ce filtre représente la moitié du travail : un voile nuageux ou une correction atmosphérique ratée ne produisent pas une erreur, ils produisent un chiffre plausible et faux, ce qui est bien pire.

Ce dernier contrôle a innocenté un faux coupable. Le satellite le plus récent, Sentinel-2C, semblait avoir un biais propre ; en réalité le problème venait de corrections atmosphériques ratées, qui touchent les trois satellites et sont seulement bien plus fréquentes sur lui. En détecter la cause a permis de continuer à l'utiliser au lieu de l'exclure.

À quoi la surface mesurée est comparée

Dire « la zone humide est à 16 % de sa surface » appelle une question : 16 % de quoi ? Le polygone Natura 2000 est une limite administrative. Celui de La Dombes couvre 47 573 ha, dont des terrains qui ne sont jamais inondés : mesurer la lame d'eau par rapport à ce total ne dit rien d'hydrologique.

Le dénominateur de ce rapport est donc la zone inondable : la partie qui a été en eau au moins une fois en neuf ans, mesurée en cumulant les dates valides des mois humides. À La Dombes, elle couvre 8 218 ha, soit 5,8 fois moins que le polygone. La méthode se valide elle-même : pour la Mar Menor, une lagune côtière espagnole, elle donne 99 % de zone inondable et 96 % d'eau permanente, exactement ce que l'on doit obtenir pour une lagune.

Pourquoi la mer est découpée

Le polygone Natura 2000 d'une zone humide littorale ne s'arrête pas au rivage : celui de la Camargue avance de plusieurs kilomètres dans la Méditerranée. La première mesure sans découpage a donné 56 542 ha « d'eau », dont les deux tiers étaient de la pleine mer. Cette erreur ne se dilue pas : elle apparaît identique à toutes les dates, si bien qu'un étang en train de s'assécher ressemblerait à une zone humide parfaitement stable.

La bande marine est retirée avec le trait de côte d'OpenStreetMap, qui contient aussi de quoi savoir de quel côté se trouve la mer, car ses tracés sont orientés avec la terre à gauche. On coupe le polygone le long de la côte et on sonde les deux côtés de chaque tronçon : la pièce qui cumule les sondes du côté marin est la mer. Comparer les deux côtés n'est pas un luxe : avec un seul, cinq tronçons mal orientés suffisaient pour prendre pour de la mer les 77 000 ha du delta entier. En Camargue, on retire ainsi 36 169 ha.

Le satellite ne tranche pas, même si la mer est en eau à toutes les dates : un étang permanent ou le lit d'un fleuve le sont aussi, et les séparer par contiguïté échoue justement là où cela compte, dans les étangs littoraux qu'un canal d'un pixel de large relie à la mer.

Pour la même raison, il n'y a pas ici de zones humides à marée. Dans la baie du Mont-Saint-Michel, la baie de Somme, le golfe du Morbihan ou le bassin d'Arcachon, la surface en eau à l'heure du passage du satellite dépend de la marée, qui à cette heure-là parcourt tout son cycle en quinze jours. Les mesurer exige une prédiction de marée ; d'ici là, une alerte d'assèchement n'y dirait rien.

Comment se décide une alerte

Aucune alerte ne compare à une valeur absolue ni à une autre zone humide. Toutes comparent chaque zone humide à elle-même, à la même époque de l'année : on prend la fenêtre de ±30 jours autour de la date dans les années précédentes, et il faut au moins 5 observations pour qu'une référence existe. La « valeur actuelle » est la médiane des observations valides des 20 derniers jours, et non la dernière, qui pourrait tomber un mauvais jour.

Le seuil d'efflorescence algale de la littérature (NDCI > 0,2, environ 40 mg/m³ de chlorophylle a) ne sert pas à déclencher sur ces étangs : il a été calibré sur des eaux continentales profondes, et dans des lagunes peu profondes, salées et à fond clair l'indice est gonflé en permanence — Gallocanta le dépasse à chacune de ses 494 dates. Il sert ici seulement à graduer la gravité : une alerte qui dépasse aussi ce seuil est élevée ; sinon, moyenne.

La confrontation avec des mesures de terrain

Le satellite dit quelle surface est inondée, pas pourquoi. En France cette donnée existe et elle est ouverte, ce qui est plus qu'on n'en peut dire de l'Espagne : Hub'Eau publie le niveau des nappes et le débit des rivières sans clé ni inscription, et la Camargue compte 38 piézomètres, certains suivis depuis 1983. Ce n'est pas encore branché sur ce rapport : c'est la prochaine étape, et c'est précisément la pièce qui, côté espagnol, n'existe qu'à Doñana.

Ce que ce rapport ne peut pas dire

Glossaire des sigles

Sentinel-2
Paire de satellites de l'Agence spatiale européenne, plus un troisième depuis 2024, qui photographient toute l'Europe tous les 5 jours avec des pixels de 10 à 20 m. Ils sont gratuits et publics, et tout ce que contient ce rapport en vient.
L2A Level-2A
Le niveau de traitement de l'image : réflectance de surface, l'atmosphère déjà retirée. Le niveau précédent, L1C, mesure ce que voit le satellite ; le L2A cherche à mesurer ce qu'il y a au sol. Cette correction échoue parfois, ce qui donne du travail (voir plus bas).
bande
Chacune des couleurs que le satellite mesure séparément, y compris celles que l'œil ne voit pas. Six sont utilisées ici : bleu (B02), vert (B03), rouge (B04), limite du rouge (B05), proche infrarouge (B08) et infrarouge à ondes courtes (B11).
NIR / SWIR Near Infrared / Short-Wave Infrared
Proche infrarouge et infrarouge à ondes courtes. Ils comptent parce que l'eau les absorbe presque entièrement : sur une image infrarouge, un étang est une tache noire, et c'est là l'astuce pour le mesurer.
indice normalisé
Tous les indices qui suivent se calculent de la même façon, (A − B)/(A + B) avec deux bandes, et valent donc toujours entre −1 et +1. Diviser par la somme annule une bonne part de l'effet de la lumière : le même site donne une valeur proche en été et en hiver, ou avec le soleil plus bas.
MNDWI Modified Normalized Difference Water Index
(vert − SWIR)/(vert + SWIR). C'est le détecteur d'eau : il monte là où il y a une lame d'eau et baisse sur le sol et la végétation. C'est de lui que sort la surface inondée.
NDWI Normalized Difference Water Index
(vert − NIR)/(vert + NIR). Le grand frère du précédent, utilisé ici seulement comme contrôle : si les deux divergent beaucoup, la date est suspecte.
NDVI Normalized Difference Vegetation Index
(NIR − rouge)/(NIR + rouge). Mesure la quantité de végétation vivante. Il sert à séparer l'eau libre de la roselière, du marisque ou de la rizière, qui sont aussi inondés mais paraissent verts vus d'en haut.
NDTI Normalized Difference Turbidity Index
(rouge − vert)/(rouge + vert). Indicateur de turbidité : l'eau chargée de sédiments en suspension réfléchit davantage dans le rouge. Il ne donne pas d'unités ; il indique si cette date est plus trouble que d'habitude.
NDCI Normalized Difference Chlorophyll Index
(limite du rouge − rouge)/(limite du rouge + rouge). Indicateur de chlorophylle, c'est-à-dire de la quantité d'algues dans l'eau. C'est l'indice qui sert à surveiller l'eutrophisation.
SCL Scene Classification Layer
Une carte que l'ESA publie avec l'image et qui étiquette chaque pixel : nuage, ombre, eau, végétation, sol… Elle sert à écarter les dates nuageuses et, en plus, de second avis indépendant sur l'emplacement de l'eau.
Otsu
Méthode de 1979 (Nobuyuki Otsu) pour choisir le seuil qui partage le mieux un histogramme en deux groupes. Ici, elle décide, à chaque date et pour chaque zone humide, à partir de quelle valeur de MNDWI un pixel compte comme eau.
STAC / COG SpatioTemporal Asset Catalog / Cloud-Optimized GeoTIFF
Le catalogue où l'on cherche les images et le format dans lequel elles sont stockées. Le COG permet de ne télécharger que la découpe de la zone humide au lieu de la scène entière, qui pèse des centaines de mégaoctets.
Natura 2000
Le réseau européen d'espaces protégés. Ses polygones officiels sont le contour qui sert à découper chaque zone humide ; chaque site a un code comme FR9301592.
Ramsar
Convention internationale de 1971 sur les zones humides d'importance internationale. Les six zones humides de ce rapport se trouvent dans des sites inscrits par la France.
RGF93 / Lambert-93 / EPSG:2154
Le système de coordonnées dans lequel on travaille : des mètres, pas des degrés. C'est ce qui permet de parler d'hectares avec rigueur, car chaque pixel mesure la même chose sur toute l'image.
ha hectare
10 000 m², une parcelle de 100 × 100 m. À 20 m de pixel, chaque pixel fait 0,04 ha ; à 40 m, 0,16 ha.
centile
Le 10e centile d'une série est la valeur sous laquelle ne tombent que 10 % des observations. Presque toutes les alertes de ce rapport sont définies ainsi : non par un seuil absolu, mais en se demandant si la valeur d'aujourd'hui figure parmi les plus basses de ce que cette zone humide donne d'habitude à ces dates.